Scan 3D d’une oeuvre de Nicolas Sanhes

NICOLAS SANHES

SANS TITRE, 2014
255 x 460 x 320 cm – Acier carré – H de 180 mm – poids 2,5 tonnes
Crédit photo : Nicolas SANHES  – Exposition « D’AZUR et d’ACIER » Jardin du Musée Soulages Rodez été 2016

Naissance d’un style

Extrait de texte – Jean-Louis Poitevin « Une géométrie incidente » chapitre « Naissance d’un style » p 89 – Edition archibooks mars 2015

Le style que Nicolas Sanhes invente a quatre composantes : le vide comme force, la ligne comme tension, le temps comme pulsation et l’espace comme respiration.

Ces quatre composantes n’auraient jamais pu fonctionner sans que deux principes n’aient été mis en œuvre, le principe d’analogie et le principe de résonance.

« L’analogie véritable est une identité de rapports et non un rapport d’identité » *  indique Gilbert Simondon. Le principe de résonance est une opération qui peut exister dans la matière comme dans le psychisme. Elle consiste en l’établissement d’une relation entre deux dimensions hétérogènes d’une même entité matérielle ou psychique.

A partir de 2005, les œuvres de Nicolas Sanhes deviennent ce qu’elles sont aujourd’hui, des lignes agencées par des tensions poussées à la limite, enlaçant un vide intérieur qui les structure et les porte. Elles font exister le vide comme la part sensible de la résonance qui les différencie et les unit de manière irréductible.

 

UN SCAN 3D HORS-NORMES

Initial a digitalisé, par une méthode de photogrammétrie (scan), l’oeuvre monumentale dans l’atelier de l’artiste Nicolas Sanhes.

 

L’enjeu était de produire les jeux de plans et une modélisation 3D de l’oeuvre permettant à l’artiste d’obtenir ses propres plans de manière rétroactive pour ses besoins en ingénierie afin, par exemple, d’étudier les déformatios des lignes sur des projets encore plus monumentaux.

Cette opération de scan 3D a permis ensuite un reverse engineering et la génération d’un fichier C.A.O.

Biographie

Nicolas Sanhes est né le 10 septembre 1965 à Rodez. Il entre à l’Ecole des Beaux Arts de Perpignan et découvre son premier musée, le Musée de Céret. Durant ses études, il est très vite attiré par les positions radicales d’artistes comme Elsworth Kelly ou Ad Reinhardt, qui poussent les contradictions internes de l’art à leurs limites.

Nicolas Sanhes réalise des oeuvres dans des formats de plus en plus importants. La maîtrise des dimensions et des contraintes techniques lui permet d’accomplir ses premières commandes publiques pour les villes de Trappes avec IPt en 2007 et de Montélimar l’année suivante avec IPm. Construite pour la ville de Valenciennes en carré H, HV11 sera en 2013 son oeuvre la plus complexe réalisée à ce jour.